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Epok

epok - Les Innocents de David Noir

EPOK le magazine de la FNAC

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THÉÂTRE

Le printemps des rebelles

Partout, en mars, la scène tente de réveiller les consciences. À Dieppe, seize filles et garçons, nus, ensanglantés, fustigent la société de consommation jusqu’à la déjection dans la dernière performance de David Noir. Seize à nez noirs mixe les thèmes de l’enfance, du sexe, de l’aliénation des consciences dans un effroyable zoo humain. Objet interactif, libre et non identifiable, ce spectacle créé lors du festival Visu se consacre aux mauvais traitements du corps, via la danse, les happenings, la musique et les arts plastiques. Le même plateau accueille Visage de feu, satire assassine d’une famille monstrueuse signée Mayenburg, mise en scène par Korsunovas, jeune prodige de la scène lituanienne. Autre chantre de la performance venimeuse, l’Espagnol Rodrigo Garcia, coqueluche du théâtre international, porte un regard politico-incorrect sur le despotisme parental et les conventions mortifères. Cinq de ses pièces sont jouées simultanément: Notes de cuisine à partir du 25 mars à Lyon; Boucher espagnol dès le 19 mars à Poitiers; Jardineria-Humana à compter du 11 mars à Grenoble; J’ai acheté une pelle chez Ikea pour creuser ma propre tombe le 27 mars à Annecy; et, enfin, Borges début avril à Toulouse. En outre, Ronald le clown de McDonalds, la plus violente de ses charges, sera présentée cet été au Festival d’Avignon.

Pierre Notte

le dauphiné VAUCLUSE

le dauphiné VAUCLUSE - Les Innocents de David Noir
Toute la presse
Les Innocents de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
le dauphiné VAUCLUSE - Les Innocents de David Noir

par Thierry Alcaraz

le dauphiné VAUCLUSE - Les Innocents de David Noir

“Les Innocents : Polochons, chaînes et morale”

Le Dauphiné Vaucluse

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Jeudi 24 juillet 2003

« Les Innocents » : Polochons, chaînes et morale

Au théâtre Pulsion à 22 h

Avec intelligence, le metteur en scène, David Noir nous fait rentrer sensiblement dans un cadre, hors cadre, le cadre d’un droit à la jouissance pour la jouissance et simplement, pour ça. La nudité est de mise et le jeu du sexe s’avère important. Nous sentons qu’il est parfois bon de se découvrir avec humour. Certes; c’est une farce où nous rions. Alors tout doucement, les acteurs, chanteurs êtres humains nous redonnent un message légèrement plus provocateur. Des textes qui tirent vers l’absurde, courts mais efficaces et détonateurs de réactions. On pourrait se poser la question “pourquoi ces vidéos pornos ?” On pourrait aussi répondre “pourquoi pas”. C’est tout le principe du travail de cette équipe. Mais au-delà de cela, serait-il immoral de voir une fellation en groupe ? Oui, ça dérange, mais ce n’est peut-être pas eux qui nous dérangent mais plutôt une société qui nous demande de moins en moins nous émouvoir et d’éviter les érections intempestives. Cette pièce est en train de nous dire de ne pas avoir honte de notre sexualité et surtout pas de ses particularités. Il est rare de voir des gens qui ne trichent pas, pas de slip couleur chair, pas de nudité voilée. Mais au-delà de ce rapport à la « poilitude » il se passe sur le plateau un monde de déraison, qui nous fait apercevoir que l’ensemble de la société est folle, malade, qu’elle avance vers une crise annoncée. Tout au long de la pièce, que ce soit la poupée Barbie ou les grands créateurs au portefeuille aussi grand que leurs décors, tout le monde en prend pour son grade. Il y a aussi dans ce spectacle, une question posée : « Que se passerait-il si nous libérions tout le monde, toutes les consciences, de l’emprise morale de censure ? » Une dernière musique démarre, la lumière des gradins s’allume et les comédiens nous invitent à une dernière danse libératoire, comme une nouvelle façon d’applaudir, d’adhérer. Nous nous apercevons, par notre impossibilité de répondre à cette invitation, qu’une fois sortis des règles, nous sommes handicapés. Le décor se range, des clowns au nez noir balayent le plateau comme des enfants après une grande bataille de polochons et de petits soldats. Maintenant, il est de notre ressort de savoir si nous voulons un monde de jouissance ou un monde de castration. Merci monsieur le « metteur », merci mesdames et messieurs les acteurs. Un grand moment jouissif.

Thierry ALCARAZ

Les Parques d’attraction

Les Parques d'attraction de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir
Les Parques d'attraction de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir

« Les Parques d’attraction » a investi l’espace – tout l’espace – du Générateur à Gentilly, durant 5 dates consécutives d’avril 2013. Une avalanche de costumes, de masques, d’accessoires étaient mis à disposition du public venu évoluer plusieurs heures durant dans cette installation labyrinthique. Sans qu’ils s’y sentent contraints, le dispositif entier les invitaient à une performance débridée et ludique, où l’enfance la plus crue était conviée à réapparaître. C’est en effet ce qui se produisit et le plateau des Parques devint ainsi peu à peu la cour de récréation des spectateurs. Les nombreux textes de « La Toison dort », mes partenaires et moi-même, la musique de Christophe Imbs furent présents de manière ininterrompue, en un soutien constant à travers d’incessantes interprétations et improvisations, pour favoriser la mise au monde de cet univers et créer subtilement la confiance indispensable à la mise en œuvre d’une telle aventure .

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