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Radio campus Lille 106.6

Radio campus Lille - Les Innocents de David Noir

Radio campus Lille 106.6 fm

Théâtre ? Moins sage !

“Les Innocents”

ou

“16 à nez noir”

mise en scène David Noir

Co-production: compagnie La Vie est courte/Dieppe Scène Nationale/Théâtre des Deux Rives/Pulsion Théâtre

“Ce sont des grands enfants, de gros enfants, des enfants poilus avec leur vieux corps d’atultenfant coulés dans la toile, dans la bure écrue qui leur fait mal, où le bas blesse, où ils s’enfoncent et s’entortillent pour venir refuser leurs caresses”

Dans Avignon la très sage, quelques irréductibles s’accrochent à l’idée d’un théâtre dérangeant et libéré. Entre le happening décadent et la comédie musicale porno “Les Innocents” secouent fortement le public. Régression tribale, pulsions morbides, et pensées interdites livrées en pâture au public sont au menu de ce spectacle haut en couleur et riche en émotion. Preuve que le corps existe et qu’il a encore droit d’expression dans la cité papale. Les comédiens sont étonnants, le ton provocateur est néanmoins ludique, et les parties (très bien) chantées allègent le tout. Un grand bain de jouvence lubrique … interdit aux mineurs bien sûr.

René Lavergne, Radio campus Lille 106.6 fm

Pulsion Théâtre – Avignon – juillet 2004

La Provence

La Provence - Les Innocents de David Noir
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Les Innocents de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
La Provence - Les Innocents de David Noir

par Catherine Guizot

La Provence - Les Innocents de David Noir

“David Noir nous ouvre les portes d’un monde possible”

La Provence

Mardi 22 juillet 2003

Les Innocents

ou 16 à nez noir

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Amateurs d’aventure, si vous ne craignez pas de changer vos points de vue sur le théâtre, il vous faut al­ler voir la nouvelle pièce de David Noir.

Plus en douceur qu’avec sa précé­dente pièce, David Noir s’attaque cette fois-ci à l’enfance bafouée, outragée par la société en s’ap­puyant sur le thème délicat de la pé­dophilie. Dans une série de séquen­ces, la douzaine d’acteurs, qui vi­vent plus qu’ils ne jouent leur texte lu devant le spectateur, nous emmè­nent dans une expérience, intellec­tuelle et émotionnelle percutante qui sort le théâtre de ses conventions. Et effectivement, on les voit tous sur scène rechercher leur enfant inté­rieur, celui qui n’a pas encore tous les tabous, notamment, bien sûr, concernant la sexualité ou la mort. Et l’on sent l’influence d’un Lars von Trier avec ses Idiots ou encore Pasolini ; il n’y a pas de compro­mis. Et le profond désespoir d’être né dans ce monde, dans cette société difficilement transformable, colore toute la pièce. David Noir nous ouvre les portes d’un monde possible moins crispé sur des avantages illusoires et plus li­bre, avec son corps par exemple (les happenings des année 70 ne sont pas loin).

Catherine GUIZOT

22 heures, tlj.

www.webtrotteurs-quartiers.org

www.webtrotteurs-quartiers.org- Les Justes-Story de David Noir
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Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
www.webtrotteurs-quartiers.org- Les Justes-Story de David Noir

par Lauriane Laigre, Frédéric De Loof (écrit), Laeticia Michel (son) et Frédéric de Santos (photos)

www.webtrotteurs-quartiers.org- Les Justes-Story de David Noir

“Dénoncer la perversité par l’obscénité”

www.webtrotteurs-quartiers.org

LES JUSTES-Story V.3

Voilà la brochette d’acteurs idéale pour assaisonner l’univers théâtral et griller les tabous. Comme chaque comédien, chaque élément du décor reflète un thème bien précis de notre univers actuel et culturel.
“Bonjour mon alien maquillé. Salut, c’est nous. Rassure-toi, ce n’est pas une défaillance de ton poste à crédit, mais il y a quand même un risque qu’ il t’implose à la face avant que tu aies fini d’en payer les échéances. Toi, tu nous connais pas, mais rassure-toi, nous, on sait bien qui tu es…”

C’est par ces quelques mots que commencent “Les Justes story v.3”
Dans cet univers impitoyable, le pire ennemi de l’homme n’est d’autre que lui-même. Cet univers est une arène où la dictature de la caméra est enfin prise par les cornes. Un lieu où la manipulation des médias est dévoilée, celle des programmes audiovisuels en particulier.

Un spectacle qui aborde subtilement la pédophilie et le nazisme. Ne dit-on pas guérir le mal par le mal. C’est ce que Les Puritains de la Compagnie “La Vie Est Courte” font en dénonçant la perversité par l’obscénité. Pourquoi l’acte sexuel serait-il considéré comme impropre et étranger à l’homme ?

David Noir, metteur en scène: “II faut arrêter avec le faux romantisme, l’idéalisme faussé”

Décalés, trashs, provocants, engagés, drôles, intelligents… “Les Justes story” sont bercées d’une ambiance de jeux vidéo, mangas, avec une “touche” d’érotisme ! (âmes sensibles s’abstenir !) Le spectateur est, dés son entrée, mêlé aux jeux des acteurs qui occupent une scène inspirée du mode de vie stéréotypé de l’adolescent. Les Puritains ne cherchent pas seulement à choquer. Leur but s’ouvre plutôt sur une réflexion plus profonde. Réflexion qui concerne, entre autre, la manipulation économique et sociale qui engendre la formation d’une fausse image de l’humain. L’écriture du spectacle est totalement contrôlée, mais elle permet une certaine liberté à l’improvisation.

“C’est un bricolage, mais c’est avant tout une pensée, poursuit David Noir, une réflexion inspirée de ma propre vie. Sommes-nous tellement différents les uns des autres ?”

C’est en effet un spectacle déconseillé aux personnes étouffées par leur over-bonnes manières et donc inconscientes de leur statut d’animal), ni à celles écrasées par leur pseudo-culture paternaliste et moraliste qui entraîne une castration de l’esprit humain !

Alors, amis amateurs de théâtre et amis censeurs, vous qui pensez maîtriser la compréhension de l’art théâtral, arrêtez de maintenir celui-ci dans une conventionalité érigée en vérité universelle.

Le théâtre n’est-il pas censé refléter le monde actuel pour mieux pouvoir ensuite le dénoncer ?

À bon entendeur, salut !

 

Texte écrit par David Noir, dans le rôle d’une infirmière déjantée.
Suzie-Sally interprétée par Sonia Codhant, est une jeune femme terroristre.
Elle est accompagnée de Jean Sélar ( Miguel-Ange Samiento), nouveau né, néonazis, fils de Jean-Père. JeanPère (Jean-François Rey), père de Jean, est présentateur télé pédophile.
On retrouve également Liz Terry (Jacques Meystre), “une gouine sous sa forme G-force”, Lara (Philippe Savoir) qui joue “les Mesdames météo”, avec à ses côtés Georges Clown (Tom Laleux) et Fabian (Stéphane Desvignes). Enfin, le synthé est pianoté par Goala (Jérôme Coulomb).

www. webtrotteurs-quartiers. org
Reportage réalisé par Lauriane Laigre, Frédéric De Loof (écrit), Laeticia Michel (son) et Frédéric de Santos (photos).
Les Justes story, au Pulsion théâtre jusqu’au 27 juillet à Avignon

Le Souffleur

Le Souffleur - Les Justes-Story de David Noir
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Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
Le Souffleur - Les Justes-Story de David Noir

par Liza Marie-Magdeleine

Le Souffleur - Les Justes-Story de David Noir

“LA VIE EST COURTE :

COMPAGNIE EXFOLIANTE !”

Le Souffleur

POUR UN NOUVEAU REALITY-SHOW LA VIE EST COURTE :
UNE COMPAGNIE EXFOLIANTE !

N°26 Février – mars 2002

ICI, PAS D’ÉCRAN POUR SE METTRE À DISTANCE, PAS DE MONTAGE POUR FAIRE JOLI. DANS CE SPECTACLE DÉJANTÉ, ON RETROUVE NOS ÉMISSIONS HABITUELLES, MAIS ICI, LE MASQUE DE LA BIENSÉANCE TOMBE. L’EXPRESSION DES TABOUS DE NOTRE SOCIÉTÉ, LA PORNOGRAPHIE, LA VIOLENCE, Y ONT AUSSI LEUR PLACE. CETTE DÉNONCIATION SANS FARD DE NOTRE DUPLICITÉ PLACE SANS CESSE LE SPECTATEUR ENTRE DEUX SENTIMENTS CONTRADICTOIRES: MALAISE OU COMPLICITÉ AMUSÉE DEVANT LE TABLEAU D’ “ANTONY GOUINE”, SUR LE DOS ET TOUS MEMBRES ÉCARTÉS, ENTOURÉ DE CINQ HOMMES QUI SE MASTURBENT ? MALGRÉ DE BONS JEUX DE MOTS, LE RIRE N’EST JAMAIS TOTALEMENT FRANC, ET POURTANT, AU FINAL, LES ACTEURS DONT ON CONNAÎT PAR CŒUR L’ANATOMIE, PARAISSENT TOUCHANTS ET PARADOXALEMENT PUDIQUES, MÊME DANS LA VULGARITÉ ET LE MAUVAIS GOÛT QU’ILS EXPOSENT.

Liza Marie-Magdeleine

Le Souffleur

Le Souffleur - Les Puritains de David Noir

LE SOUFFLEUR

Mai / Juin 2000 N°20

La nécessaire nudité

Les Puritains mettent en scène tous les tabous du théâtre, tout ce qu’on ne voit jamais sur une scène. La nudité y est omniprésente et un certain nombre de scènes sont franchement gênante à regarder. Les Puritains est un spectacle difficile à regarder ; on y voit des choses qu’on a souvent vu dans des films, mais qui en live prennent une toute autre dimension.
Le spectacle porte sur l’abus, les abus sexuel subis par un enfant, l’abus de sexe en général… Et pour nous montrer l’abus, le metteur en scène et auteur David Noir abuse du nu, de scènes représentant des coïts, etc.
Une des réactions que l’on peut avoir face à cette pièce est le rejet, et pourtant bien qu’elle soit choquante, Il n’y a pas que cela. Quelque part, on est fasciné. Les acteurs tous très bons sont très bien dirigés et certaines scènes de groupe sont vraiment étonnantes. Oui, on est Impressionné. Ainsi la scène où tous les hommes s’en prennent à Betty, en la touchant puis en riant est vraiment saisissante et angoissante.
Les Puritains est donc un spectacle dont on ne sort pas indemne et c’est précisément cela que recherche David Noir: il a voulu faire une œuvre antithéâtrale, car il trouve que le théâtre produit un résultat ennuyeux et il souhaite au contraire provoquer une excitation. C’est réussi, on ne s’ennuie pas.

Ingrid Hugnet

Les Puritains de David Noir: au Lavoir Moderne Parisien à partir du 21 juin 2000 Les mercredis. Jeudis et vendredis a 2lh00 Réservations au 01 42 52 09 14 Plein tarif: 90F Tarif réduit: 60F LMP, 35 rue Léon 75018 Paris
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